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Etudes de cas en Afrique

Etudes de cas en Afrique Neuf études de cas tirées de huit pays différents d'Afrique de l'Est, de l'Ouest et australe ont été retenues et doivent faire partie intégrante du programme, qui couvre les questions de Mobilité et de Santé sous plusieurs angles et sous plusieurs perspectives et dans des contextes différents. Nous vous livrons ci-dessous une liste, avec des liens directs à chaque cas d'étude et à de brèves biographies des chercheurs, le cas échéant. Dans la majorité des cas d'étude, le travail de terrain a commencé en octobre 2006 et devrait vraisemblablement se poursuivre jusqu'en juin 2007. Pour de plus amples informations, vous voudrez bien vous référer à l'adresse électronique suivante : mobilityandhealth@ifrtd.org.

Des photographies additionnelles des différents cas d'étude sont disponibles dans la photothèque.

Burkina Faso:

Kenya:

Rwanda:

Afrique du Sud :

Tanzanie:

Uganda:

Zimbabwe:


Evaluation de l'impact sur la santé des populations riveraines du programme de mise en place de voies de desserte rurales dénommé « Programme de Pistes Rurales » à l'Est du Burkina Faso

Par Christel Jost et Brahim Kere

Présentation générale

Burkina Faso Le Burkina Faso fait partie des pays les plus pauvres de la catégorie des pays pauvres très endettés (PPTE). Cette pauvreté sévit avec davantage d’acuité en milieu rural, sous diverses formes : insécurité alimentaire, accès peu fiable à l’eau et une mobilité limitée, toutes choses qui obèrent le développement économique et entravent l’accès des populations rurales aux services essentiels et à l’infrastructure appropriée, surtout en saison des pluies. Dans ce contexte, il convient d’élargir leur champ d’activité en ouvrant des pistes ou des dessertes rurales capables de booster résolument l’activité économique dans ces régions. La présente étude examine l’incidence d'une mobilité accrue et des pistes de desserte rurales sur l'accès des populations rurales aux services de santé, en comparant notamment la situation dans les villages accessibles et la situation dans les villages non accessibles.

Objectifs généraux et spécifiques

L’objectif global est de renforcer les connaissances sur l’impact social et sanitaire du Programme de Pistes Rurales sur les communautés vulnérables, plus particulièrement sur les femmes et les enfants. De manière plus spécifique, le projet vise à:
1.Analyser les changements comportementaux et de vie dans les villages couverts par le Programme par rapport aux villages qui n’en bénéficient pas. Pour ce faire, la collecte et l’analyse des données seront désagrégées par genre ;
2. Mettre en évidence l’impact et les avantages du Programme de Pistes Rurales, avec un accent marqué sur les indicateurs sociaux et de santé;
3. . Former les communautés cibles et d’autres acteurs et intervenants majeurs des villages à identifier l'impact du Programme, et, le cas échéant, à trouver des solutions et/ou des alternatives aux potentielles incidences négatives tout en validant les impacts positifs.

Méthodologie

L’étude couvre un certain nombre de villages desservis par le Programme de Pistes Rurales et établit des comparaisons avec des villages qui n’en font pas partie. Le projet a adopté une approche participative dite ' méthode active de recherche participative' ou MARP (PRA en anglais). Les résultats feront l’objet de triangulation pour pouvoir capter les différentes opinions, vues, données et conclusions des diverses communautés cibles et des principaux informateurs et dégager de ce feedback une analyse globale et les leçons qui s’imposent. Le projet utilise un échantillon représentatif de communautés rurales et urbaines (deux communautés sont sélectionnées par province). Le choix des personnes se fait en fonction du genre et des différentes professions sociales, par exemple les paysans (qui, pour des besoins d’analyse, sont désagrégés par industries animales et commerçants de légumes/de fruits).

Résultats attendus

L’objet général de la recherche est de fournir, à la communauté cible comme aux autres parties prenantes et décideurs, des informations détaillées sur l’impact de la mobilité sur la santé des populations.
1.  . Les raisons et les facteurs sous-jacents des changements sociaux et comportementaux liés au Programme de Pistes Rurales ont été identifiés et ventilés aux communautés, dans l’optique de mieux les servir.
2. Les communautés cibles ont été sensibilisées et informées de l’impact sur la santé des populations du Programme de Pistes Rurales et des mesures qui doivent être adoptées.
3.  Les diverses parties prenantes ont été informées des conclusions de l’étude et ont été appelées à les adopter dans leur stratégie de développement globale.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

Le Programme de Pistes Rurales va placer cette étude au centre des préoccupations des autorités locales, régionales et nationales, des organisations de la société civile et des autorités de santé et de transports concernées. D’autres parties prenantes seront constamment informées de l'évolution de la situation tout au long de l'enquête et, lorsque celle-ci aura été bouclée, ses conclusions feront l’objet d’une large diffusion par le biais d’un séminaire atelier de restitution au cours duquel les parties prenantes à l’échelon local et régional et à l’échelle nationale seront invitées à en assurer une vulgarisation et un lobbying les plus larges possibles.


Liens entre la Mobilité et la Santé : le cas du District de Suba au Kenya

Une étude réalisée par Kenneth Odero , Jeffrey Maganya et Kaendi Muguti

Présentation générale

Le cas d’étude proposé ici est le district de Suba au Kenya, l’un des plus pauvres du pays. L’étude y examine les questions relatives à la santé maternelle, avec un accent particulier sur la pandémie du VIH/SIDA, le paludisme et les disparités de genre en matière de mobilité. La mortalité maternelle demeure élevée au Kenya, puisque la moyenne nationale était estimée à 414 en 2003. Dans certaines zones périphériques où l’accès aux soins de santé est limité, les estimations avoisinent même les 1000 décès pour 100.000 naissances vivantes. Les conclusions de l’enquête vont contribuer à améliorer la connaissance sur la mobilité et la santé à l’échelon local comme au niveau national.

Objectifs généraux et spécifiques

1. . L’objectif global de l’étude est d’améliorer la connaissance et de garantir aux communautés rurales pauvres un meilleur accès aux services et aux infrastructures de santé, de même qu’une mobilité accrue ;
2. Améliorer, dans le district de Suba, la compréhension du lien qui existe entre la santé et la mobilité, compte tenu notamment des défis actuels en matière de santé maternelle et d’autres maladies et inégalités ;
3.Développer une plateforme de dialogue, de lobbying et de plaidoyer pour les parties prenantes locales et nationales dans les domaines des transports et de la santé.

Méthodologie  

Le cas d’étude de Suba va mobiliser bon nombre de méthodes de recherche permettant d’obtenir des informations détaillées sur le lien qui existe entre la mobilité et la santé ; l’accent est mis ici sur les carences en connaissances observées.
1.Cette étude se propose de conduire des entretiens dans 250 ménages sélectionnés à dessein pour représenter, entre autres critères, le genre (notamment les familles dans lesquelles la femme est chef de famille) et la diversité géographique du district en termes de desserte par les réseaux de transport. L’échantillon sera tiré des grappes (des départements, dans le cas d’espèce). Un questionnaire structuré sera administré à des répondants aux fins de collecte des données démographiques sur le ménage, l’accès géographique de ses membres aux facilités de santé les plus proches, le mode de transport utilisé pour y accéder, les informations sur les défis (s’il y en a dans l’accès aux soins) qui interpellent les femmes en âge de procréer du ménage et de celles ayant déjà accouché, notamment la date de naissance de leur dernier enfant et les raisons ayant motivé un tel choix.
2. Certains cas d’étude spécifiques mettront l’accent sur les expériences vécues par les femmes dans leur tentative d’accès aux soins de santé, les inégalités ou les discriminations liées au genre et l’impact de ces deux facteurs sur la qualité de vie des femmes et le vécu quotidien de leurs familles.
3. Des discussions dirigées de groupe (DDG) seront organisées à l’intention (et avec la participation) des hommes et des femmes issus des divers départements du district. Le feedback recueilli lors de ces échanges donnera un aperçu des problèmes de mobilité et de santé des communautés, avec une attention toute particulière sur la santé maternelle, les questions de genre, le VIH/SIDA, le paludisme et l’accès aux soins de santé.
4. Des discussions substantielles seront organisées avec des membres sélectionnés des principales organisations communautaires, notamment les organisations de santé du district de Suba (à l’instar des organisations qui prodiguent des soins aux personnes vivant avec le VIH/SIDA). En matière de mobilité et de santé, de nombreux secteurs doivent être impliqués, faute de quoi les populations ne pourront pas bénéficier de soins de santé appropriés. Le programme des entretiens devra être élaboré.
5. Des interviews seront organisées avec les représentants des ministères des Transports et de la Communication pour examiner les questions liées au réseau routier de la zone, pourquoi le district fait l’objet de négligence en termes de desserte routière et quels sont les plans (s’il en existe) pour remédier à la situation actuelle. Ces entretiens seront aussi axés sur les problèmes de mobilité et de santé. Des données devront également être recueillies auprès du personnel du ministère de la Santé publique en service dans le district

Même si, au cours de cette étude, les approches conventionnelles de recherche en sciences humaines seront utilisées, l’accent sera néanmoins mis sur une méthodologie participative qui devrait permettre des discussions élargies avec les populations, en vue de s’assurer que les conclusions de la recherche constitueront la trame pour un début de solution à leurs problèmes. Il y aura deux niveaux d’études de cas, à savoir : 1 - des études de cas sur des expériences individuelles, ayant trait à l’absence de moyens de transport et à ses implications sanitaires telles que l’accès et l’utilisation des facilités ; 2 – des études de cas sur des initiatives communautaires existantes qui vont constituer la base pour des interventions futures en matière de mobilité et de santé. Une NMT à usage local pourrait être acquise pour mieux assimiler les expériences tirées de certains cas d’étude.

Résultats attendus

1.  Une meilleure appréhension des questions de transport, de mobilité et de santé, ainsi qu’un meilleur discours y afférent au niveau local et à l’échelle nationale;
2. Des communautés informées, capables d'établir le lien entre la mobilité et la santé ;
3. Des conclusions documentées et vulgarisées sur le rapport qui existe entre la mobilité/l’accès et la santé.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

La stratégie de vulgarisation et de plaidoyer doit impliquer le personnel des ministères des Transports, des Travaux publics et de la Santé publique, les organisations de la société civile et les communautés : elle revêt un intérêt capital en termes d’éveil des consciences, de partage des connaissances et de discussions sur les politiques à mettre en œuvre dans les domaines de la mobilité et de la santé. Pour ce faire, il convient de développer une synergie avec le Forum national de Transport routier et de Développement du Kenya, la Fondation CRADLE (au service des enfants) et l’Institut des Etudes de développement. Au terme de cette recherche, l’équipe va utiliser les données recueillies pour mettre au point un projet intellectuel devant permettre d’impulser des changements de politique sur le long terme, et les trois organisations feront œuvre de pionnier à cet égard. À la fin du projet de recherche, des séances de débriefing seront organisées au niveau local à l’intention du personnel de la communauté et du district. Ces informations seront également ventilées aux officiels nationaux concernés des départements ministériels compétents, par le biais de discussions et de publications. Les ONG travaillant dans les domaines de la santé, des transports et de la mobilité bénéficieront de la même attention et recevront des informations électroniquement grâce à des serveurs de courriels.


Impact sur la santé maternelle de l’utilisation du brancard traditionnel Ingobyi qui constitue le principal mode de transport par des moyens intermédiaires (IMT) en zone rurale au Rwanda : le cas du District de Gatsibo

Une étude pilotée par Aziza Benegusenga et Francine Rutagengwa

Présentation générale

L’infrastructure des services de santé se met progressivement en place conformément aux prévisions, dans le cadre de la phase de réhabilitation et de reconstruction infrastructurelle enclenchée en 1994. Toutefois, le mode de transport des malades n’a pas fait l’objet d’une attention similaire. Les déplacements se font à pied sur de longues distances et les modes de transport intermédiaires pour accéder aux cliniques rurales ne sont que très rarement sollicités. Le mode de transport intermédiaire le plus usité ici est l’ingobyi, un brancard traditionnel en bambou que quatre personnes portent sur leurs épaules. Par conséquent, une étude de l’impact de l’ingobyi sur la santé maternelle s’avère nécessaire.

Objectifs généraux et spécifiques

1. Collecter et fournir des informations sur l’utilisation de l’ingobyi comme mode de transport prédominant des malades
2. Promouvoir et susciter une prise de conscience de l’impact de l’ingobyi sur la santé maternelle ;
3. Faire des recommandations fermes pour permettre aux décideurs des secteurs de la santé et des transports de faire porter en priorité les efforts sur l’amélioration et l’aménagement des dessertes rurales.

Méthodologie

La méthodologie utilisée dans le cadre de cette recherche se fonde sur ce qu’il convient d’appeler la méthode accélérée de recherche participative (MARP), PRA en anglais. L’équipe va mettre au point un processus de communication pertinent pour les diverses parties prenantes des secteurs des transports et de la santé, ce qui permettra de collecter les informations nécessaires. Au cours de l’étude, l’ambiance devra être des plus chaleureuse, pour que les communautés impliquées n’aient pas l’impression de constituer un simple objet de recherche, mais s’en approprient en tant que partenaires. Ainsi, lorsque la communauté aura fait sienne le projet, elle va utiliser les conclusions de ce dernier pour exercer un lobbying sur, et influencer, les décideurs locaux. L’équipe du projet entend travailler principalement avec les femmes, les hommes qui transportent les femmes enceintes et d’autres personnes malades par l’ingobyi, le personnel des centres de santé, ainsi que les autorités centrales et locales des secteurs des transports et de la santé. Les outils méthodologiques suivants seront utilisés : l’observation directe, les discussions dirigées de groupe, les entretiens individuels, les témoignages de vie. Pour une analyse détaillée des données recueillies, l’équipe va réaliser une triangulation en utilisant moult outils d’enquête, à l’instar des entretiens semi-structurés, des cartes et des sections (ou transects). Elle devra également faire du travail de recherche au bureau en revisitant la littérature française sur le transport et la santé en général et la santé maternelle et infantile en particulier.

Résultats attendus

1. Le nombre exact de femmes enceintes et de malades transportés par ingobyi (y compris les personnes décédées pendant le trajet);
2. The population in Gatsibo understand the importance of the ingobyi. The local authorities are aware of the ingobyi.
3. Les recommandations d’amélioration sont intégrées dans les programmes des secteurs des transports et de la santé.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

L’équipe de la recherche devra vulgariser l’information en la publiant sur les sites Internet de l’IFRTD et sur le site Web du GFN local du Rwanda. Elle compte organiser un séminaire atelier local de restitution des conclusions de l’enquête à l’intention des autorités locales et centrales, notamment des officiels du ministère de la Santé publique et du ministère des Infrastructures. Les résultats de l’enquête seront également disponibles au centre des ressources du GFN du Rwanda, qui est accessible à toute personne s’intéressant au transport et à des questions intersectorielles.


"Améliorer l’accès aux soins de santé et aux concepts et services de planning familial pour les communautés rurales d’Afrique du Sud."

Par Mac Mashiri et des membres de l’équipe CSIR.

Présentation générale

L’objet de l’enquête est de chercher à comprendre les modalités d’accès des communautés rurales aux soins de santé dans le District de Sekhukhune, province de Limpopo en Afrique du Sud. Il convient de relever que Limpopo est une province à plus de 80% rurale, l’une des plus pauvres du pays. Toutefois, Limpopo a eu beau constituer l’un des bastions de la pauvreté en Afrique du Sud, il n’en demeure pas moins que son potentiel de développement reste latent. En général, l’accès à des opportunités socio-économiques, et celui aux infrastructures de santé, s’avèrent difficiles pour la plupart des villageois. Le district de Sekhukhune n’a pas été épargné, loin s’en faut, par la pandémie du VIH/SIDA. L’accent, dans cette étude, est porté sur la mise en évidence des défis qui interpellent les personnes vivant avec le virus du SIDA relativement à l’accès aux soins de santé ; l’enquête revisite aussi le travail entrepris par les personnes qui prodiguent des soins communautaires à domicile et les employés de développement communautaire afin de trouver solution aux défis spatial, institutionnel, financier, technologique et autres auxquels ils sont confrontés dans l’exécution de leurs activités de prestation de soins et de vulgarisation de l’information.

Objectifs généraux et spécifiques

L’objet de cette étude est d’améliorer l’accès des communautés rurales aux soins de santé, au planning familial et à ses services associés, ainsi qu’à l’information sur le développement tout en cherchant à atténuer les entraves spatiales, institutionnelles, financières, technologiques et autres qui subsistent au niveau d’une autorité rurale locale spécifique. Les objectifs de l’étude se déclinent ainsi qu’il suit :
1. Réaliser un audit de la fonction transport médical dans la zone d’étude ;
2. Mettre en évidence les défis auxquels les communautés sont confrontées dans l’accès aux facilités de santé et l’incidence de ces blocages sur les prestations servies aux usagers ;
3. Mettre l’accent sur l’amélioration des prestations servies par des personnes qui, localement, prodiguent des soins à des handicapés.

Méthodologie

L’enquête comporte un important volet revue de la littérature et la méthodologie se décline de la manière suivante : des questionnaires d’enquête structurés et semi-structurés à administrer, des discussions, des observations, des ateliers et une évaluation subjective de la condition physique des infrastructures de transport sélectionnées, ainsi que des services et facilités de santé. Les diplômés locaux seront formés et employés à la collecte des données.

Les outils méthodologiques ci-dessus énumérés seront employés [avec un accent marqué sur le genre] pour examiner les défis qui interpellent les communautés rurales, et, plus particulièrement, les personnes vivant avec le VIH/SIDA concernant l’accès aux soins de santé primaires et secondaires [biomédicaux et/ou traditionnels] dans le district de Sekhukhune. Dans le même ordre d’idée, la recherche sera menée dans les structures institutionnelles, managériales et opérationnelles du sous-système de transport médical du district, avec, comme rampe de lancement, la principale impulsion du projet décrite ci-dessus.

Voici quelques-unes des principales questions qui devront être posées au cours de la recherche sur le sujet :
1. Quels sont les défis principaux, en termes d’accès aux facilités de santé, que doivent relever les communautés en général et, en particulier, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, elles qui ne sont pas nécessairement considérées comme des cas d’urgence mais qui devraient néanmoins être en contact régulier avec le système de santé?
2. Quels sont les seuils d’accès aux facilités dans lesquelles des soins de santé sont dispensés dans le district de Sekhukhune et quel est l’impact des entraves à la prestation des services et quelles sont les répercussions subséquentes sur la qualité de vie des populations de la communauté?
3. Existe-t-il des différences saisonnières concernant les divers impacts des soins de santé?
4. Les concepts [et la pratique] de soins de santé communautaires et de travailleurs de développement communautaire sont-ils suffisamment bien pensés pour pouvoir améliorer de manière significative les prestations de santé servies aux populations locales en général et aux personnes vivant avec le virus du SIDA, la tuberculose et le paludisme en particulier?

Résultats attendus

Voici les principaux résultats attendus du projet :
1.Un rapport de lancement décrivant le cadre conceptuel, les critères d’analyse et les stratégies de collecte des données pour le cas d’étude de l’Afrique du Sud et servant de base de discussion avec les parties prenantes ;
2. Un rapport sur le cas d’étude et l’atelier de restitution faisant la synthèse des conclusions de l’étude et traduisant le rapport de cause à effet entre la fonction transport médical et le bien-être social ;
3. Un cadre permettant d’améliorer l’accès aux soins de santé avec, en fil rouge, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme ;
4.Une note concept afin de lever davantage des fonds en faveur d’un projet de démonstration novateur, peu onéreux et de grande portée.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

En Afrique du Sud, on compte au moins 4 départements ministériels nationaux qui peuvent avoir un impact significatif sur la mobilité et la santé : il s’agit des ministères de la Santé publique, des Transports, des Affaires provinciales et communales et des Sciences et Technologies. Non seulement ces institutions devront être consultées dans le processus de maîtrise des concepts du projet, mais elles seront également invitées, avec les autres parties prenantes, à prendre part à un séminaire atelier de restitution des conclusions du projet. Le rapport sera ventilé aux ministères ci-dessus énumérés et aux autorités locales.

Enfin, ce travail devrait être vulgarisé par l’IFRTD et ses organisations partenaires telles que la SDC et Skat, pour ne citer que ces deux exemples. Il devrait par ailleurs être posté sur le site Web de CSIR Built Environment et sur la page d’accueil du GFN-SA du site de l’IFRTD.
   
Il convient de relever que la vulgarisation et la communication de ce projet feront l’objet de discussions avec les parties prenantes, et il est fort possible que de nouvelles idées se fassent jour.


Mobilisation des communautés : comment renforcer les systèmes de transport pour les cas obstétriques d’urgence en Tanzanie

Rose Mlay et Helen Smith

Présentation générale

Pour les femmes enceintes des zones rurales d’Afrique, la difficulté à accéder en temps opportun aux infrastructures de santé est une réalité quotidienne. En cas de complications, si un moyen de transport n’est pas trouvé dans les meilleurs délais pour permettre à la femme concernée d’atteindre une facilité de soins obstétriques d’urgence, la morbidité et la perte de vie sont quasiment inéluctables. En Tanzanie, seules 46% des femmes ont accès à l’assistance d’un professionnel pendant leur accouchement. Sur ce pourcentage, seules 34% des femmes rurales sont concernées. Le taux de mortalité maternelle (MMR) et le taux de mortalité des nouveau-nés (NMR) ont stagné au cours de la dernière décennie. L’enquête démographique et de santé (EDH) de 1996 plaçait le MMR à 529 décès de femmes pour mille naissances vivantes et le NMR à 35 pour 1000. En 2005, le MMR et le NMR étaient respectivement de 578/100.000 et de 32/1.000. Cette étude arrive donc à point nommé.

Objectifs généraux et spécifiques

1.   L’objectif global de l’enquête est de renforcer la prise de conscience de la communauté sur les besoins des femmes et de mobiliser du soutien pour dégager des moyens de transport locaux fonctionnels dans les situations d’urgence ;
2. Explorer au niveau du village les options permettant de référer à une structure sanitaire une femme ayant besoin de soins obstétriques d’urgence ;
3. Apprendre des « expériences vécues » par des individus et des familles qui ont mis au point leurs propres moyens de surmonter les barrières et les difficultés de transport, entres autres entraves ;
4. Identifier les besoins de transport des femmes enceintes du village et explorer les potentialités locales.

Méthodologie

Notre méthodologie consiste en des approches qualitatives participatives (autrement dit un travail en synergie) avec des dirigeants locaux et des membres sélectionnés de la communauté du village de Luhungo, situé dans la circonscription électorale de Mzinga dans la région de Morogoro, afin d’identifier les besoins et d’explorer les options locales lorsqu’il faut référer des cas obstétriques d’urgence à une structure sanitaire. Nous allons utiliser les récits d’incidents pour mieux découvrir les « expériences vécues » par les individus et familles qui ont mis au point leurs propres moyens de surmonter les barrières et les difficultés de transport. L’analyse thématique de plusieurs cas dans une communauté va donner une vue d’ensemble des événements et des décisions importantes prises par des femmes enceintes ayant besoin d’un mode de transport rapide vers une structure sanitaire. Des discussions dirigées de groupe avec des membres de la communauté, dont des hommes et des femmes, vont mettre en lumière les besoins de transport des femmes enceintes tout en explorant les potentialités locales.

Résultats attendus

1. Une compréhension détaillée des besoins du village de Luhungo en matière de référence des patients à des structures sanitaires, laquelle compréhension devrait permettre de rechercher des financements afin de mieux asseoir les interventions communautaires pertinentes censées résoudre le problème de transport ;
2. Un aperçu des événements et des décisions prises par les femmes qui ont dû surmonter un besoin urgent en moyens de transport ;
3. Les conclusions de l’enquête vont renforcer la prise de conscience locale et le plaidoyer déjà enclenchés, avec le concours de la White Ribbon Alliance, en faveur de la mise à disposition, à l’échelon local, de modes de transport fonctionnels permettant d’accéder à des professionnels de santé qualifiés en cas d’urgence obstétrique.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

Les conclusions de ce cas d’étude seront ventilées dans le cadre des rencontres nationales organisées dans la région par la White Ribbon Alliance pour une maternité sans risque. La réunion bisannuelle et des communications régulières du Réseau de Recherche des Sages-femmes d’Afrique, les rencontres annuelles de l’Association des Sages-femmes de Tanzanie, l’Association des Gynécologues/Obstétriciens et les Associations de Femmes médecins, qui constituent des membres de la White Ribbon Alliance, vont assurer une diffusion régionale la plus large possible des résultats de la recherche. Ceux-ci seront publiés dans un journal local spécialisé et dans le Bulletin d’informations de la White Ribbon Alliance pour une maternité sans risque en Tanzanie.


Etudier la faisabilité de la mise au point de services de médecine mobiles au profit des populations pauvres vivant dans les îles du Lac Victoria en Ouganda

Paul Kwamusi et Alice Nganwa

Présentation générale

Les populations riveraines des îles du lac Victoria ont un accès très limité aux services de santé. Il n’y a par exemple pas de structures hospitalières et les prestations servies par les unités de soins de santé disponibles ne sont pas des plus satisfaisantes, surtout les soins obstétriques. La qualité médiocre des soins est souvent imputée ici à la planification biaisée du secteur de la santé publique, les hôpitaux ayant été construits pour l’essentiel dans la partie continentale du pays. D’aucuns n’ont pas hésité à postuler que la population « insulaire » est moins nombreuse que la population « continentale », et, de ce fait, il est viable pour le pays que les « insulaires » se déplacent vers le « continent » pour accéder à de meilleures structures sanitaires.
Le gouvernement ougandais a adopté récemment une Nouvelle politique nationale de santé publique, et, dans le cadre de son Plan stratégique de développement du secteur de la santé (HSSP), quantité d’unités de soins ont été construites dans les îles pour essayer de combler le gap infrastructurel. Ces unités vont de la Catégorie II (sous-dispensaires comportant uniquement un service de jour) à la Catégorie IV (centres de santé avec services de maternité), selon les services disponibles. En dépit de cette intervention des pouvoirs publics, la qualité des prestations servies aux usagers est demeurée relativement médiocre, l’une des raisons de cet état de choses étant que les travailleurs médicaux rechignent à s’installer dans les îles.

Objectifs généraux et spécifiques

  1. Documenter les stratégies visant à améliorer l’accès des populations insulaires aux services de santé ;
  2. Identifier l’embarcation fluviale la plus appropriée susceptible d’être utilisée pour prodiguer des soins de santé aux habitants des îles.

Méthodologie

La méthodologie consistera ici en une approche de recherche opérationnelle basée sur l’action, dont voici les quatre principales articulations :
1. Une enquête préalable sur l’accès aux soins de santé et les meilleures pratiques de résolution des problèmes de santé communs ;
2. Basée sur les programmes d’assistance, l’intervention sanitaire va consister en un ensemble de services allant de l’éducation à la santé au traitement des affections communes en passant par l’administration de vermicides aux enfants de moins de sept ans, le traitement des bilharzioses, la vaccination, la prévention contre la noyade et les soins prénataux ;
3. Le troisième élément est l’intervention post-enquête ;
4. La quatrième articulation est la validation de l’option la plus appropriée d’embarcations fluviales qui devraient être utilisées dans le cadre de la prestation des services médicaux.
Parmi les variables, on peut notamment citer les questions de mobilité et d’accès aux services de santé, la qualité des prestations servies aux usagers, la meilleure option d’embarcations pour les travailleurs médicaux, l’utilisation des gilets de sauvetage et l’occurrence des services de transport par voie d’eau.

Pour ce qui concerne l’analyse des données qualitatives, le logiciel EZ sera utilisé tandis que le logiciel statistique STATA sera utilisé pour analyser les données quantitatives. L’île de Kisima servira à cet égard d’échantillon, sur la foi de critères démographique, de stabilité de la population et de distance par rapport à la partie continentale du pays. Tous les patients traités seront enregistrés. Les patients devant assister aux discussions dirigées de groupe seront sélectionnés au hasard dans le registre quotidien des sessions de l’hôpital ou du dispensaire. 4 DDG seront organisées dans l’île pendant les visites des agents de terrain. Un outil statistique sera mis au point dans le but de capter les données fournies par les patients ; cet outil devra pouvoir intégrer des données démographiques, des évaluations socioéconomiques de la situation sanitaire et leur résultat. Ce dernier sera évalué par un travailleur médical communautaire résident. Les outils seront conçus pour servir de guide lors de la conduite des DDG et lors des entretiens avec les principaux informateurs. Selon les estimations, l’étude devrait s’étaler sur un an, avec des descentes sur le terrain mensuelles dans les îles pendant au moins 8 mois. Les 4 derniers mois seront utilisés comme une phase de transition pour passer le relais aux travailleurs médicaux communautaires et aux autorités du district.

Résultats attendus

1. Un accès amélioré aux soins de santé pour les populations insulaires pendant la période de l’enquête ;
2.Des stratégies réalistes visant à améliorer les prestations servies aux populations insulaires ;
3. La validation des embarcations appropriées devant servir à la prestation des services de santé.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

Au cours d’un séminaire atelier de restitution, le rapport de l’enquête sera ventilé aux décideurs des ministères de la Santé publique et des Transports et aux responsables du district dans lequel la recherche a été menée. Le feedback recueilli sera communiqué aux responsables administratifs de l’île pour leur permettre de prendre connaissance des recommandations proposées. Les conclusions de l’étude feront l’objet de publication dans des revues de santé et des transports spécialisées. Si des financements sont disponibles, des programmes radiophoniques seront organisés, avec la participation des populations insulaires, et des articles de journaux seront également mis à contribution pour vulgariser davantage l’information.


"Des bicyclettes pour la santé: une mobilité appropriée pour améliorer l’Accès à la Santé dans les zones rurales de l’Ouganda"

Patrick Kayemba et des membres de l’équipe FABIO sont chargés de piloter cette enquête

Présentation générale

Bicycle for healthPays d’Afrique de l’Est, l’Ouganda offre très peu de services de santé à ses populations. Le transport routier est rare et hors de prix, la distance par rapport au centre de santé le plus proche est d’environ 20 km et plus de 85% de la population vit en deçà du seuil de pauvreté. Pour pallier ce gap en mobilité, FABIO a mis au point une technologie appropriée, une sorte de « bicyclette ambulance » devant servir au transport des patients. Plus de 300 bicyclettes ambulance ont ainsi été distribuées sur toute l’étendue du territoire national, mais, compte tenu de leur capacité limitée, nous ne sommes pas encore en mesure de documenter ce mode de transport destiné aux pauvres en milieu rural et de prouver son efficacité. L’étude sera réalisée dans deux districts ruraux afin d’évaluer le coût-bénéfice de la bicyclette ambulance par rapport à d’autres modes de transport et d’identifier son garage idéal (que ce soit au niveau communautaire, du ménage ou du centre de santé), ainsi que les systèmes de gestion appropriés. L’enquête se propose d’examiner la manière dont la bicyclette ambulance peut améliorer l’accès des populations aux services de santé en milieu rural ; les coûts de transport et l'adéquation des routes doivent également être pris en compte pour évaluer la contribution que la route peut apporter à l’amélioration de la santé maternelle et à la réduction de la mortalité infanto-juvénile (ce qui constitue une alternative à la réalisation des OMD 4 et 5). Les résultats vont alimenter le plaidoyer en faveur de ce mode de transport à l’échelon local et national comme à l’échelle internationale et mobiliser le soutien des décideurs. Parce que, jusqu’à présent, le gouvernement ougandais mettait l’accent uniquement sur le transport motorisé, la présente étude a vocation à susciter un changement d'attitude et de politique, la finalité étant d'améliorer à long terme l'accès des populations rurales à des services de santé.

Méthodologie

Pendant le déroulement de l’enquête, on aura recours à des outils d’évaluation rurale participative. Chaque district recevra un minimum de 10 bicyclettes ambulance, à raison de 5 pour la communauté, 5 pour les ménages et 5 pour les centres de santé. Parmi les méthodes qui seront utilisées au moment de l’enquête, on peut notamment citer:
1. Des rapports d’utilisation et de coût pour une période de 6 mois ;
2. Des entretiens avec les différentes parties prenantes, à l’instar des travailleurs médicaux, des officiels communaux, des patients et des membres de la communauté ;
3. Des discussions dirigées de groupe au niveau communautaire ;
4. Des observations de première main effectuées lors des visites de terrain;
5. Des informateurs majeurs.

Diverses comparaisons seront effectuées :
1. Entre les différents districts de Kamuli et de Bugiri, relatives à l’usage ;
2. Comparaison pré-/post-enquête ;
3. Les modes de propriété : communautaire, des ménages et des centres de santé ;
4. La durabilité en termes de fabrication, de gestion, de maintenance et de réparations ;
5. Les attitudes dans le cadre de la formulation des politiques.
L’enquête préliminaire initiale va identifier l’accès et les moyens de transport alternatifs dans ces districts. Le projet comporte un volet distribution des bicyclettes ambulance au niveau des ménages. Des bicyclettes de ce genre existent déjà au niveau communautaire dans les deux sous-comtés, mais cela pourrait ne pas être suffisant. La méthodologie de la recherche devra prévoir un mois pour la distribution des bicyclettes ambulance et la formation des bénéficiaires à l’utilisation et à la maintenance de ce mode de transport. L’enquête dite « de dernière situation » aura lieu après une période de 6 mois, aux fins d’analyse. La pré-/post-enquête est utilisée pour mesurer le degré d'efficacité des bicyclettes ambulance, compte tenu des différents contextes, et va utiliser quantité d’indicateurs servant à déterminer l'efficacité des bicyclettes ambulance : fréquence d’utilisation, coûts de maintenance, tarif appliqué aux clients, renseignements sur les patients (sexe, âge, maladie, etc.).

Résultats attendus

1. La recherche va produire la preuve empirique de l’efficacité des bicyclettes ambulance et de leur capacité à résoudre le problème de mobilité dans le domaine de la santé.
2. La comparaison des différents garages de bicyclettes ambulance donnera une idée de l’endroit optimal où l’on peut garer les bicyclettes ambulance dans le ménage, la communauté, les campements ou les centres de santé.
3. Le résultat peut être utilisé comme fondement permettant de mobiliser le soutien accru des autres acteurs de développement internationaux comme nationaux, ce qui permettra d’améliorer et de vulgariser le précédent projet de distribution des bicyclettes ambulance en Ouganda et dans d’autres pays en développement.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

FABIO, l’organisation dans laquelle Patrick travaille, collabore avec le ministère de la Santé et lui a fait savoir le rôle combien important que joue la bicyclette (et son ambulance attelée) dans la promotion de la santé en milieu rural. Toutefois, faute de recherche, donc de statistiques, il n’a pas été possible de convaincre le ministère de la Santé publique sur l’efficacité des bicyclettes ambulance. La recherche va renforcer la campagne NMT de plaidoyer en général, et, plus spécifiquement, promouvoir le concept de bicyclette ambulance. Nous nous proposons de publier et d’assurer la diffusion la plus large possible des résultats et informations de la recherche et de les ventiler non seulement au ministère de la Santé publique, mais également aux autres organisations nationales comme internationales impliquées dans les questions de développement, et notamment de santé (l’OMS en l’occurrence). Les conclusions préliminaires seront présentées et discutées au niveau de VELOCITY à Munich en Allemagne en juin 2007. A l'échelon local, les fruits de la présente recherche seront partagés avec les différentes parties prenantes concernées des deux districts, autrement dit avec les communautés, les communes, les organes municipaux des districts et les travailleurs médicaux.


Une étude visant à déterminer le rôle et l’impact sur la santé des groupes sociaux vulnérables d’une infrastructure d’ambulances communautaires adéquate et renouvelable (dénommée uhuru).

Enock Zibengwa et une équipe de Riders for Health travaillent dans le cadre de ce projet.

Présentation générale

Il s’agit-là d’une étude randomisée visant à évaluer l’efficacité du système d’ambulances communautaires mis au point par Riders for Health et son impact sur les programmes de développement des structures de santé. Cette étude porte essentiellement sur le Programme de transport communautaire (dénommé l’uhuru), qui accorde la priorité à la santé maternelle et à la génération des revenus. La mortalité maternelle due à l’inaccessibilité aux services de santé continue de constituer l’une des principales causes de mortalité féminine en Afrique. Les analystes des politiques mises en œuvre font valoir que maints pays africains, à l’instar notamment du Zimbabwe, au moment de leur accès à la souveraineté nationale, ont adopté des politiques de santé dans lesquelles l'essentiel des efforts était porté sur la prestation de services curatifs (de préférence en zone urbaine) au détriment de la prévention qui, pourtant, convient à la majorité de la population, surtout les personnes vivant en milieu rural.

Riders for HealthLes stratégies de prévention globales mises au point par Riders for Health se fondent sur l’hypothèse que la santé des communautés rurales et le développement social y afférent dépendent de la mise en place d’une infrastructure de transport appropriée, durable, économique et dynamique. Lorsque la mobilité rurale est élevée, cela va sans dire que l’accès généralisé à des services et structures de santé s’en trouvera nettement renforcé et que la maladie et la mortalité maternelle vont reculer. L’expérience de Riders en matière de programmation des transports au Zimbabwe et dans d’autres pays africains a confirmé la demande et la valeur d’un système de transport adéquat et bien géré dans le domaine de la santé publique et des soins préventifs. La recherche va évaluer la mobilité motorisée et les programmes de santé mis au point par Riders, grâce à des méthodes de recherche qualitative et quantitative qui ont déjà fait leurs preuves. Les conclusions de cette enquête seront publiées et vulgarisées à suffisance pour faciliter des échanges de connaissances et d’expériences et la conception de politiques qui améliorent la mobilité et diminuent la vulnérabilité des communautés rurales.

Objectifs généraux et spécifiques

1. Démontrer comment une infrastructure de transport appropriée a sensiblement amélioré l’accès des populations marginalisées, laissées pour compte et vulnérables des communautés rurales aux soins de santé primaires, maternels et de santé publique ;
2. Partager ouvertement les connaissances en matière de mobilité et de santé, de même que les approches et techniques de promotion de communautés saines et durables ;
3. Démontrer l’impact de la mobilité motorisée et des programmes de santé sur le renforcement des capacités et l’autonomisation des femmes.

Méthodologie

Considérations méthodologiques : L’évaluation sera effectuée à l’aide de méthodologies qualitative et quantitative dans un cadre participatif afin de permettre aux bénéficiaires de tirer profit de cette expérience.
Méthodologie : Dans l’ensemble, des systèmes et outils multiples de collecte de données destinés aux sources multiples d’information seront utilisés pour bien apprécier objectivement la situation. Le programme sera évalué avec diverses méthodes d’enquêtes de la stratégie de triangulation proposée, notamment :

1. Les méthodes d’enquête qualitative, participative et quantitative formelle ;
2. Méthodes d’enquête directe et indirecte (recherche documentaire et observations) ;
3. Consultations de sources de données primaires et secondaires ;
4. Discussions dans les groupes-témoins.

Cette évaluation permettra également de comparer les cas, c'est-à-dire, mettre en contraste les études de cas des collectivités qui ont bénéficié des programmes de mobilité de Riders et de celles qui ne l’ont pas.

Résultats atendus

1.La preuve qu’un changement systémique peut se produire lorsqu’un système durable, reproductible et économique est mis en place en vue du développement communautaire ;
2. Une analyse suivie et approfondie des programmes de santé et de mobilité de Riders, qui montre que ce système jouit d’une situation financière stable, peut être évaluée et utilisée comme instrument de budgétisation parce qu’il est reproductible et participe au renforcement des capacités. Cette analyse peut être utilisée pour sensibiliser le secteur de la santé et du développement à l’importance de la mobilité motorisée gérée au niveau local dans les soins de santé primaires dans les communautés ;
3. Une prise de conscience accrue du fait que les solutions qu’offre le XXIe siècle sont le moyen approprié, efficace et économique d’améliorer le niveau de vie et la santé des couches vulnérables. Cette prise de conscience permettra d’infléchir les stratégies et les politiques d’utilisation de véhicules motorisés des agences qui travaillent directement avec les collectivités rurales – collectivités particulièrement vulnérables aux maladies, au sous-développement, à l’insécurité économique, la pauvreté, l’analphabétisme des femmes et l’exclusion sociale.

Stratégie de vulgarisation et de plaidoyer

Riders for Health a mis au point un vaste système de diffusion de l’information sur la question du système de transport approprié pour le développement. La diffusion aux niveaux régional et local est effectuée à travers des canaux traditionnels, y compris notre International Academy of Vehicle Management à Harare, et des communications régulières avec d’autres agences nationales et internationales et ONG. Les résultats seront également communiqués à travers les publications du Riders for Health, distribués aux partenaires et autres parties prenantes de l’ensemble des communautés de la santé et du développement (par exemple, Riders for Health est membre des réseaux des entrepreneurs sociaux de la Schwab Foundation et de la Skoll Foundation).
Nous travaillerons aussi activement à l’élaboration de nouvelles stratégies pour permettre aux agences concernées de recevoir ces informations.

 

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